Refusons de fermer les yeux sur le plagiat dans la recherche

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2013 : ce texte reste ouvert aux signatures et commentaires

Refusons de fermer les yeux sur le plagiat dans la recherche

[À quelques jours de la conclusion des Assises de l’Enseignement supérieur et de la Recherche], les universitaires et les chercheurs soussignés estiment de leur devoir de rappeler que l’université doit pouvoir garantir la légitimité des diplômes qu’elle délivre. En particulier, elle doit veiller à ce que le plagiat dans les mémoires, les thèses et les publications scientifiques ne puisse discréditer la qualité des formations proposées et de la recherche française.

À ce titre, les communautés universitaire et scientifique doivent agir de concert contre toutes les formes de plagiat. Elles doivent le faire non seulement par la prévention mais aussi au cas par cas par des sanctions adéquates contre les plagiats avérés. La responsabilité des universités ou des organismes de recherche doit pouvoir être engagée quand les plagiats, fraudes et tentatives de fraude attestés ne font pas l’objet de telles sanctions. L’obligation de leur sanction pèse sur tous les établissements d’enseignement supérieur et organismes de recherche.

Un certain nombre de cas analysés par notre collègue Jean-Noël Darde (Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8 Saint-Denis) sur le blog Archéologie du Copier-coller font craindre que des manquements graves à la déontologie universitaire en matière de recherche et de délivrance des diplômes n’aient été commis dans son université, aussi bien par des doctorants que des enseignants-chercheurs, sans que les mesures qui s’imposaient aient été prises à ce jour. Une commission d’enquête offrant toutes les garanties d’impartialité devra vérifier l’authenticité des documents présentés sur ce blog, les articles qui y sont mis en ligne paraissant établir une situation particulièrement accablante.

L’Université Paris 8 n’est pas la seule concernée par le phénomène du plagiat, loin de là. De telles situations méritent une attention particulière, au risque de laisser se gangrener une partie de la recherche universitaire et scientifique. S’il se confirmait, dans cette université ou ailleurs, que des plagiats ont pu se produire, en connaissance de cause et au mépris de l’éthique universitaire, seul le prononcé de sanctions adaptées mettrait fin à ces pratiques intolérables qui nuisent au bon fonctionnement de la recherche, tant du point de vue de l’évaluation de ses acteurs que de la qualité scientifique des productions universitaires.

La sauvegarde de la liberté de la recherche et de la liberté académique dépend de la qualité des diplômes, des publications et des productions. Laisser ces dossiers en l’état ne pourrait qu’aggraver une situation qui tend à laisser penser que l’Université française, persistant dans l’ignorance de l’ampleur du phénomène du plagiat, a renoncé à défendre un niveau d’excellence indispensable pour tenir son rang aux niveaux européen et international.

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Si vous adhérez à ce texte et souhaitez apporter votre signature, précisez votre adresse mail et vos qualités en bas de cette page, à la rubrique commentaire.

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Des universitaires plagiés soutiennent tout particulièrement ce texte, mais les brèves notes à propos de ces plagiats, précédées d’un « * » et placées entre crochets, sont de la seule responsabilité de l’auteur et éditeur du blog Archéologie du copier-coller.

LES PREMIERS SIGNATAIRES

Association des sociologues enseignant.e.s du supérieur (ASES).[Créée en 1989, à l’initiative de Catherine Paradeise et Pierre Tripier, afin d’assurer « la défense et la promotion de la sociologie dans l’enseignement supérieur« , L’ASES est un forum de réflexion sur l’enseignement et la recherche en sociologie et en démographie. Elle suit également les recrutements universitaires et l’évolution des carrières dans ces disciplines. En 2001, elle a pris position dans la controverse liée à la thèse d’Elizabeth Teissier. En 2009, elle a protesté contre les auto-promotions au sein de la section 19 du CNU. Ses anciens présidents sont issus de la sociologie française : Catherine Paradeise, Pierre Tripier, Maryse Tripier, Bruno Péquignot, Philippe Cibois, Daniel Filâtre, Régine Bercot, Charles Gadéa et Frédéric Neyrat. (extrait de Qui sommes nous ?].

Salih AKIN. Maître de conférences en sciences du langage, Université de Rouen.

Alain ALCOUFFE. Professeur de sciences économiques, Université de Toulouse 1. Ancien membre élu (SGEN) au CNU (5e section).

Sémir AL WARDI. Maître de conférences (HDR) en science politique, Université de la Polynésie française.

Éléonore ANDRIEU. Maître de conférences en littérature médiévale, Université Bordeaux3.

Olivier AUBER, théoricien et expérimentateur des réseaux. Chercheur associé du groupe « Evolution, Complexity and Cognition » (ECCO) et du Global Brain Institute. Free University of Brussels (VUB). *[Plagié dans une thèse plagiaire à près de 100% (ici, une version intégrale coloriée), validée en 2012 par la Commission déontologie de l’Université Paris 8 (lire 400 pages de plagiats, 20,33 euros ! et La thèse-pur-plagiat écrite « sous le signe de l’excellence »)].

Isabelle AUBERT-BAUDRON. Traductrice, éditeur, écrivain *[a eu l’occasion de voir ses travaux plagiés par un universitaire].

Éditrice (Interzone Editions) et écrivain,

Nathalie AUSSENAC-GILLES. Directeur de recherche en Informatique à l’IRIT, Université de Toulouse.

Mickaël AUGERON. Maître de conférences, Université de La Rochelle, chercheur au Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA).

Vivien BADAUT. Post-doctorant.

Antoine BAILLY. Professeur émérite de géographie à l’Université de Genève. Prix Vautrin Lud 2011 (www.antoinebailly.com). *[A. Bailly a été plagié dans une thèse plagiaire à près de 100%, validée en 2012 par la Commission déontologie de l’Université Paris 8 (liens ci-dessus)].

Jean-Alix BARRAT. Professeur de géo-chimie, Université de Bretagne occidentale (Univ. de Brest).

Emmanuel BARTHE. Bibliothécaire documentaliste.

Yves BAUDELLE. Professeur de littérature française, Université Lille 3.

Charles BECKER. Chercheur retraité du CNRS, est membre du Centre d’études africaines [lire son commentaire].

Claudine BELAYCH. Consultante formatrice en bibliothèques. Elle a été présidente de l’Association des bibliothécaires de France.

Jean-Pierre BENOIT. Maître de conférences hc, linguistique et sciences de l’éducation (HDR), Université de Nantes.

Julien BERTHAUD. Praticien hospitalier, gériatre, diplômé du Département de recherche en éthique, université Paris-Sud.

Bénédicte BÉVIÈRE-BOYER. Maître de conférences HDR en droit privé à l’Université de Paris VIII – Paris Lumières.

François BLANCHARD. Directeur de recherche (retraité), mathématiques, CNRS.

Alain BLIECK. Directeur de recherche CNRS, Université Lille 1 (UMR 8217 : Géosystèmes – Equipe de paléontologie).

Didier BODEN. Maître de conférences à l’École de Droit de la Sorbonne, Université Paris1.

Jacques BODY. Professeur de littérature comparée et Président honoraire de l’Université François-Rabelais (TOURS) [lire son commentaire].

Jacques BOLO. Libraire, éditeur. *[son ouvrage, Philosophie contre intelligence artificielle (1996), a été largement plagié dans une thèse soutenue à Paris 8. Les alertes de J. Bolo auprès du Président Pascal Binczak, par courrier recommandé AR, ont été vaines (lire sur le blog de J. Bolo Un cas de plagiat universitaire analysé)].

Ondine BOMSEL-HELMREICH. Directrice de recherches   C.N.R.S (honoraire).

Rolande BORRELLY. Professeur de sciences économiques, Présidente de l’Institut des Sciences Mathématiques et Economiques Appliquées (ISMEA), Directrice de Économie appliquée.

Manouk BORZAKIAN. Post-doctorant (géographie, aménagement) à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), laboratoire Chôros.

Pascal BOULERIE.Ingénieur d’études SIG, Institut Géographique National. École Nationale des Sciences Géographiques (ENSG).

Salah BOUHLEL. Professeur des Sciences Géologiques, Faculté des Sciences de Tunis.

Lise BOURDEAU-LEPAGE. Professeur de géographie, Université Jean Moulin (Lyon3).

Monique BOUQUET. Maître de conférences de latin (HDR) à l’Université Rennes 2 [lire son commentaire].

Stefan BRATOSIN. Professeur, sciences de l’information et de la communication, Université Montpellier 3.

Leszek BROGOWSKI. Professeur d’esthétique, Université Rennes 2. Ancien directeur de l’EA 3208 Arts : Pratiques et Poétiques.

Alain BROSSAT. Professeur émérite de philosophie. Université Paris 8.

Baptiste BUOB. Chargé de recherche au sein du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (UMR 7186 – Université Paris Ouest Nanterre-La Défense/CoCNRS), membre de la section 38 du CNRS. *[B. Buob a vu sa thèse largement plagiée. Il a demandé qu’une action disciplinaire soit engagée par l’université où la thèse plagiaire a été soutenue].

Eve Anne BÜHLER. Maître de conférences en Géographie, Université Paris 8.

Laurence CAILLON. Maître de conférences, Université de la Polynésie française. Secrétaire de la section SNESUP 891.

Frédéric CALAS.Professeur de langue et littérature françaises Stylistique et Analyse du discours, Université Clermont-Ferrand 2. Directeur adjoint du Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique (CELIS,  EA 1002).

Stefania CALIANDRO. Professeur de philosophie des arts et esthétique. Coordination de la recherche à l’École supérieure d’art des Pyrénées Pau-Tarbes.

Marie-Noël CAPOGNA DE LODDI. Maître de conférences de droit privé, Université de la Polynésie française.

Magaly CARAVANIER. Maître de  Conférences en Chimie, Université de Tours.

Carla CARVALHAIS. Gestionnaire du laboratoire Espaces, Nature et Culture (ENeC, UMR 8185).

Paulo DE CARVALHO. Professeur émérite de grammaire et linguistique latine, Université de Bordeaux 3 [lire son commentaire].

Patrick CHARLOT. Professeur de droit public, Directeur du centre de recherche en droit et science politique de l’Université de Bourgogne (credespo).

Jean-Pierre CASSARINO. Professeur au Centre Robert Schuman de l’Institut Universitaire Européen (EUI, Florence, Italie).

Vincent CATTOIR-JONVILLE. Professeur des Universités en droit public à l’Université Lille 2 [lire son commentaire].

Christine CÉZARD. Praticien hospitalier et Professeur associée à l’université Lille

Jean-Hugues CHAUCHAT. Professeur émérite, Université Lyon 2. Laboratoire ERIC,  « Entrepôts, Représentation et Ingénierie des Connaissances ».

Vincent CHAMBARLHAC. Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Bourgogne. Membre du comité de rédaction de la revue Dissidences.

Jean CHAUMINE. Maître de conférences en Mathématiques, Université de la Polynésie française.

Claude CHAMPAUD. Professeur émérite de la Faculté de droit de Rennes. Président honoraire de l’Université Rennes 1, ancien 1er Vice-président de la Conférence des présidents d’Universités (CPU), Membre de l’Académie royale de Belgique. Blog http://champaudrennes.com [lire son commentaire].

Alain CHIREZ. Professeur agrégé des universités (Droit privé et sciences criminelles), Université de la Polynésie française [lire son commentaire].

Gilles CHOPARD-GUILLAUMOT. Directeur du Bureau de normalisation ferroviaire, Paris. * [Suite à une action civile engagée par Gilles Chopard-Guillaumot, défendu par Me Ch. Pascal, le chercheur qui encadrait sa thèse de doctorat a été condamné par jugement définitif (TGI de PARIS, 31 mars 1999). Le jugement a constaté une faute de parasitisme de la part de l’encadrant consistant en la reproduction servile de documents du doctorant, utilisés non pas comme source mais comme la matière même d’une des publications de l’encadrant].

Jean-Guy CINTAS. Professeur agrégé (retraité), Docteur, Chercheur associé à l’équipe CLARE (Cultures, Littératures, Arts, Représentations, Esthétiques, EA n° 4593, Université Bordeaux 3).

Blandine COLLENOT. Professeur de Sciences de la vie et de la Terre au Lycée de Langres, Haute-Marne [lire son commentaire].

Anne COMBARNOUS. Maître de Conférences en littérature et cinéma anglophones, Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Étienne CORNEVIN. Chargé de cours au département Arts de l’Université Paris 8 [lire son commentaire].

Pierre-André CORNILLON. Maître de conférences, Statistiques, à l’Université Rennes 2.

Philippe COUDRAUD. Professeur à l’EFET (École supérieure d’architecture intérieure). Docteur en art contemporain (Paris X-Nanterre). *[P. Coudraud a vu sa thèse abondamment plagiée. Défendu par Maître C. de  Gourcuff, il a gagné son procès en contrefaçon contre le doctorant plagiaire. Cf. Thèse-plagiat « Liège-Nanterre-Liège» ].

Catherine CREMIEU-PETIT. Enseignante (retraitée) à l’Université Paris 5. Ancienne attachée parlementaire (Assemblée nationale, puis Sénat).

Jean-Pierre LE DANTEC. Ingénieur de l’Ecole Centrale, architecte et historien. Professeur émérite des ENS d’architecture. Ancien directeur (2001-2006) de l’ENS d’architecture de Paris-la-Villette.

Nadine DANTONEL-COR. Maître de conférences (HDR) en droit public à l’Université de Lorraine.

Régis DARQUES. Géographe, chargé de recherche au CNRS (UMR 5281 ART-Dev, Montpellier). Secrétaire scientifique de la revue Méditerranée [lire son commentaire].

Ségolène DARLY. Maître de conférences de géographie, Université Paris 8. Membre du  LADYSS (Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces; CNRS UMR 7533).

Eric DAVID. Juriste, Direction des Affaires Financières du Ministère de l’Education nationale.

Michael DAVIE. Professeur (Géographie), université François-Rabelais de Tours.

Patrick DE DEUS.Professeur d’Éducation physique et sportive (EPS) à Clichy -sous-Bois.

Bernard DEFRANCE. Professeur de philosophie (retraité) en lycée. Ancien membre du Comité de rédaction des Cahiers pédagogiques [lire son commentaire].

Alain DELAME. Professeur d’anglais à l’Ecole Centrale de Lille, chargé de cours à l’UFR des sciences historiques, politiques et artistiques de l’Université Charles de Gaulle – Lille 3.

Michel DELVILLE. Professeur ordinaire au département de Langues et littératures modernes de l’Université de Liège, ULg [lire son commentaire].

Bérengère DEPREZ. Écrivain belge, spécialiste de Marguerite Yourcenar *[c’est comme telle, que B. Deprez s’est trouvée plagiée par une universitaire française].

Sophie DESROSIERS. Maître de conférences, histoire et anthropologie du textile, EHESS.

Jean-Michel DEVÉSA. Maître de conférences (HDR), Littérature française et littérature en français XXe – XXIe siècles. Université Bordeaux 3.

Olivier DEVILLERS. Professeur de Latin, Université Bordeaux 3. Directeur d’Ausonius Edition.

Loïc DI STEFANO. Directeur délégué du Salon Littéraire.

Catherine DOUZOU. Professeur de littérature française, Université de Tours.

Didier DUGUEST. Maître de conférences à l’Institut d’Administration des Entreprises, un établissement d’enseignement supérieur de l’Université de Nantes [lire son commentaire].

Pierre DUBOIS. Professeur honoraire en sociologie, Université de Marne-La-Vallée. Auteur du blog Histoires d’universités.

Rodolphe DUMOUCH. Professeur agrégé en lycée dans les Ardennes et Docteur en géographie. Laboratoire de rattachement, EA 2468 : Dynamique des réseaux et des territoires (Université d’Artois).

Serge DUNIS. Professeur de langues et littératures anglaises, Université de la Polynésie française.

Louis DUPONT. Professeur des Universités, géographe, université Paris-4-Sorbonne, laboratoire ENeC.

Christine DUPOUY. Professeur de poésie moderne et contemporaine. Université de Tours .

Béatrice DURAND. Enseignante habilitée, Freie Universität Berlin, Département de Romanistique.

Pascal DURAND. Professeur ordinaire à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège (Belgique)[lire son commentaire].

Romain DUSSERRE. Professeur d’EPS au collège Belle de Mai, Marseille [lire son commentaire].

Boris EIZYKMAN. Maître de conférences d’esthétique, Université Picardie Jules-Verne (Amiens).

Delphine ESPAGNO. Maître de conférences en droit public, Sciences Po Toulouse.

Pierre EVESQUE. Directeur de recherche au CNRS, École centrale de Paris [lire son commentaire].

Alain FAREL. Architecte, enseigne à l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) Paris Val-de-Seine *[auteur d’Architecture et complexité, A. Farel a été plagié simplement dans une thèse plagiaire à près de 100% validée par le Commission déontologie de l’Université Paris 8].

André FAZI. Maître de conférences en science politique à l’Université de Corse.

Jean FICHOT. Maître de conférences de philosophie, UFR 10, Université Paris 1.

Jaafar GABER. Maître de Conférences en informatique, Université de technologie Belfort-Montbéliard.
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Sébastien GAME. Responsable d’opération à L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), enseigne aux Univ. de Clermont-Ferrand et Rennes 2.
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Bertrand GAJEOT. Fonctionnaire affecté à l’Université Lumière (Lyon 2). Par ailleurs, en reprise d’études dans cette même Université [lire son commentaire].
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Zoé GALLOS. Diplômée master de sociologie Paris-Sorbonne (Paris IV).

Olivier GANDRILLON. Directeur de recherche au CNRS, (HDR). Centre de génétique moléculaire et cellulaire, Université de Lyon 1.

François GARÇON. Maître de conférences (HDR), Art et Archéologie, Université Paris 1.

Anna GEPPERT. Professeur en Urbanisme et Aménagement de l’espace, Université Paris-Sorbonne (Paris 4), UMR 8185 ENeC [lire son commentaire].

Jean-Christophe GIMEL. Chargé de recherche au CNRS, Université du Maine [lire son commentaire].

Sandrine GIRAUD. Maître de Conférences (HDR), Université de Lyon 1. Centre de Génétique et de Physiologie  Moléculaire et Cellulaire.

Vincent GODARD. Professeur de géographie, Université Paris 8. Membre du Bureau du Conseil scientifique. Membre du  LADYSS (Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces; CNRS UMR 7533).

Geneviève GOETZ-GRADMONT. Chercheuse, retraitée, au CNRS (chimiste à l’Université de Strasbourg).

Thierry GOGUEL d’ALLONDANS. Maître de conférences associé à l’IUFM d’Alsace, éducateur spécialisé et anthropologue.

Éric GOJOSSO. Professeur à l’Université de Poitiers – Doyen honoraire de la Faculté de Droit et des Sciences sociales – Directeur de l’Ecole doctorale Droit et Science politique « Pierre Couvrat » (Universités de Poitiers, Angers, Limoges, Le Mans, La Rochelle).

José GOMEZ DE SOTO. Directeur de recherche émérite au CNRS, Rennes 1.

Caroline GUENDOUZ-BARBARAS. Agrégée de philosophie, psychologue clinicienne. *[Plagiée (un bloc de 15 pages !) dans une thèse plagiaire à près de 100% (ici, une version intégrale coloriée), validée en 2012 par  la Commission déontologie de l’Université Paris 8 (lire 400 pages de plagiats, 20,33 euros ! et La thèse-pur-plagiat écrite « sous le signe de l’excellence »)].

Caroline GUIBET LAFAYE. Chargée de recherche 1re classe (HDR) en philosophie et sociologie au C.N.R.S.

Thierry GOGUEL d’ALLONDANS. Maître de conférences associé à l’IUFM d’Alsace. Éducateur spécialisé et anthropologue [lire son commentaire].

Jeanne GOUNOD. Auteur, metteur en scène.

Odile HENRY. Professeur de sociologie, Département de science politique, Université Paris 8. Membre du laboratoire Théories du politique (LabTop, Paris 8). Membre associé du CESSP (Paris 1 Sorbonne et EHESS).

Marc HERSANT. Maître de conférences (HDR) en littérature, Université Lyon 3.

Denis HILTON. Professeur de psychologie sociale à l’université de Toulouse-II Le-Mirail.

Jean-Marc HOUPERT. Maître de conférences, Langue et littérature françaises, Université François-Rabelais (univ. de Tours).

Annick HOLLÉ. Maître de conférences de géographie, Université Paris 8. Membre du  LADYSS (Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces; CNRS UMR 7533).

JeanMarie HURIOT.Professeur émérite en économie, Université de Bourgogne. *[Plagié dans une thèse plagiaire à près de 100%, validée en 2012 par la Commission déontologie de l’Université Paris 8(400 pages de plagiats, 20,33 euros ! et La thèse-pur-plagiat écrite « sous le signe de l’excellence »)].

Christian JOST. Professeur de géographie et aménagement à l’Université de la Polynésie française. Directeur du Laboratoire Communication Information Médias EA 1484.

Bertrand JULIEN-LAFERRIÈRE. Ingénieur d’études. Laboratoire Espaces, Nature et Culture (ENeC, UMR 8185, CNRS-Paris IV).

Nicolas KADA. Professeur, faculté de droit de Grenoble. Co-directeur du Centre d’Etudes et de Recherche sur le Droit, l’Histoire et l’Administration Publique (CERDHAP).

Geneviève KOUBI. Professeur de Droit public, Université Paris 8. *[coordinatrice de la publication des Actes du Colloque Le plagiat de la Recherche scientifique – Lextenso-éditions, 2012. Blog DROIT cri-TIC ].

Marilena KOURNIATI. Architecte, historienne, ENS d’Architecture Paris Val-de-Seine. *[ En janvier 2011, la Revue d’architecture Criticat avait vivement pris à partie un architecte renommé, plagiaire de Marinela Kourniati dans la postface d’un ouvrage].

Isabelle KUSTOSZ. Ingénieure de recherche, Université de Lille 1, LEM Lille Économie & Management (UMR CNRS 8179).

Dimitri LABOURY. Maître de recherche du Fond de la Recherche scientifique (F.R.S.-FNRS, belge) à l’Université de Liège : Histoire de l’art et Archéologie de l’Égypte pharaonique.

Jean-Michel LACROIX. Ancien recteur, Président honoraire de la Sorbonne-Nouvelle – Paris 3 et professeur émérite de civilisation nord-américaine à Paris 3.

Frédéric LAMBERT. Professeur de Linguistique, Université Bordeaux 3. Directeur de CLLE-ERSSAB (antenne bordelaise de l’UMR 5263).

Dominique LARCHEY-WENDLING. Chargé de recherches au CNRS. Université Henri Poincaré, Nancy ; Laboratoire LORIA (lire son commentaire).

François LAROQUE. Professeur de littérature anglaise, Université Paris 3 – Sorbonne-Nouvelle [lire son commentaire].

Anne-Marie LAVARDE. Ingénieur de Recherche CNRS (psychologie sociale). Membre du LADYSS, Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces; CNRS UMR 7533.

Françoise LAVOCAT. Professeur de littérature comparée, Université Paris 3 – Sorbonne-Nouvelle.

Sylvie LARGEAUD-ORTEGA. Docteur en Langues, littérature et civilisation anglophones, Université de Polynésie Française.

Jean-Marc LEHU. Maître de conférences (HDR) en sciences de gestion, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, centre de recherche PRISM-Sorbonne EA 4101.

Stéphane LELAY. Sociologue du travail associé à l’Equipe psychodynamique du travail et de l’action (CRTD-CNAM).

Hervé LELOUREC. PRAG (Professseur agrégé) de mathématiques à la Faculté de Psychologie de l’Université de Nantes. Membre de la section disciplinaire. Secrétaire du SNESUP 44 [lire son commentaire].

Alain LELU. Professeur en sciences de l’information et de la communication, Université de Franche-Comté. Ancien enseignant-chercheur à Paris 8 et membre du laboratoire Paragraphe de 1992 à 1999.

Nathalie LEMARCHAND. Professeur de géographie, Université Paris 8. Membre du  LADYSS (Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces; CNRS UMR 7533).

Christian LE MOËNNE. Professeur en Sciences de l’information et de la communication, Université Rennes 2.

Georges LE PALEC. Professeur  – Mécanique, Energétique –, Université d’Aix-Marseille.

Françoise LEVAILLANT. Directrice de recherche honoraire au CNRS en histoire de l’art contemporain [lire son commentaire].

Jean-Marc LEPERS.Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication au département Hypermedia de l’Université Paris 8 (retraité). Ancien membre du Laboratoire Paragraphe [lire son commentaire].

Jacques LONCHAMP.Professeur d’informatique, Université de Lorraine.

Gilbert LONGHI. Ancien proviseur. Chercheur en Sciences de l’éducation à l’Université Paris 10. Président de l’Observatoire déontologique de l’enseignement.

Annick LOUIS. Maître de conférences (HDR), Université de Reims. Membre statutaire du CRAL (CNRS-EHESS), membre de l’équipe pédagogique de l’EHESS.

Clotilde LUQUIAU. Agrégée de Géographie, doctorante Centre Asie du Sud-Est / Paris Ouest Nanterre.

Keitapu MAAMAATUAIAUTAPU. Maître de conférences d’océanographie, Université de la Polynésie française.

Michel MAINGUENAUD. Professeur en informatique à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA-Rouen).

Hervé MAISONNEUVE. Professeur associé de santé publique, Université Claude Bernard Lyon1. Auteur du blog http://www.redactionmedicale.fr , [lire son commentaire].

Nicole MATHIEU. Directeur de recherche émérite au CNRS (géographe, laboratoire LADYSS, Université Panthéon-Sorbonne – Paris 1).

Laurent MATTIUSSI. Professeur de littérature générale et comparée à l’Université Jean Moulin (Lyon 3).

Éric MATZNER-LØBER. Professeur, Université Rennes 2. Centre de recherche en Statistique.

Agnès MAUNOURY. Enseignante en informatique à l’Université Rennes 2.

Hélène MAUREL-INDART. Professeur de Littérature Française, Université de Tours. Membre du Conseil scientifique et membre suppléant élu du CNU (9e section). *[blog www.leplagiat.net. Auteur de Du plagiat – Folio, Gallimard, 2012.  À paraître en janvier 2013 aux Éditions Léo Scheer : Petite enquête sur le plagiaire sans scrupules].

Arnaud MERCIER. Professeur en sciences de l’information et de la communication, Université de Lorrraine. Centre de recherche sur les médiations (EA 3476). Membre élu de la 71e section du Conseil national des universités (SIC).

Jean-Pierre MICAËLLI. Maître de conférences en Sciences de Gestion, INSA de Lyon.

Olivier MILHAUD. Géographe, Université Paris-Sorbonne (Paris IV), UMR 8185 ENeC.

Jérôme MONNET. Professeur d’aménagement et d’urbanisme, Université de Paris-Est Marne-la-vallée.

Pascal MONTAUBIN. Maître de conférences en Histoire médiévale, Université de Picardie-Jules Verne (Amiens).

Hubert MONTAGNER. Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de Recherche à l’INSERM, ancien Directeur de l’unité “Enfance inadaptée” de l’INSERM [lire son commentaire].

Françoise MORVAN. Docteur d’État, écrivain et traductrice. *[Procédure pour contrefaçon en cours. Une procédure gagnée pour plagiat de traduction au théâtre »; lire Traduction théâtrale et plagiat].

Caroline MOUMANEIX. ATER en géographie, Université Paris 8. Membre du Laboratoire TVES (Territoires Villes Environnement & Société) de Lille 1.

Dominique MULLER. Professeur de Psychologie Sociale, Université Pierre Mendes France et Institut Universitaire de France, membre de la section 16 du  CNU (Psychologie).

Frédéric NEYRAT. Maître de conférences en sociologie, Université de Limoges.
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Florent PASQUIER. Maître de conférences de Sciences de l’éducation à l’Université Paris 4 – Paris-Sorbonne. Élu au conseil d’école de l’IUFM. Ancien membre de la 70e section du CNU.
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Danièle PAULY. Historienne, professeure des E.N.S. d’Architecture, chercheur au L.H.A.C (École nationale supérieure d’architecture de Nancy).
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Bernard PELEAU. Documentaliste, docteur en littérature générale et comparée
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Fabrice PELESTOR. Ingénieur en génie atomique INSTN Saclay, ingénieur mécanicien énergéticien de l’ENSIMEV, membre du bureau fédéral de la fédération ministérielle de la CFTC/DEFENSE du personnel du ministère de la défense. *[F. Pelestor a vu ses écrits sur le couplage chimique-hydrodynamique appliqué à la détonique largement recopiés par un laboratoire universitaire pour la rédaction d’un projet sur la sécurisation de la Rade de Toulon et de sa Flotte. Il prépare une plainte en justice].
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Jean-Luc PENSEL.  Maître de Conférences (HC) en sciences de gestion à Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’Université de Toulon.
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Bruno PEQUIGNOT. Professeur, sociologie, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3.

Andréas PFERSMANN. Maître de conférences HDR de littérature générale et comparée, Université de la Polynésie française. Membre titulaire élu du CNU (10e section). Secrétaire adjoint du SNESUP-PF.

Jean-Pierre POISSON. Professeur Emérite des Universités en Biochimie, Université de Bourgogne, Dijon [lire son commentaire].

Sylvain PIRON. Maître de conférences (HDR) en histoire médiévale à l’EHESS.

Marie-Domitile PORCHERON. Maître de conférences en Histoire de l’art moderne et contemporain, Université Picardie Jules-Verne. Ancienne secrétaire de la section 324 du SNESUP à l’UPJV.

Béatrice PUDELKO. Professeure en technologie éducative, à la Télé-université de l’Université du Québec à Montréal. Détentrice d’un Ph.D. en psychologie des processus cognitifs de l’Université Paris 8.

Alain QUEMIN. Professeur de Sociologie, Université Paris 8. Membre du Conseil scientifique de Paris 8, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France.

Martin QUINSON. Maître de conférences en informatique au LORIA (Université de Lorraine).

François RECANATI. Directeur de recherche au CNRS (Philosophie du langage).

Jean-Luc RICHARD. Maître de conférences (démographie et sociologie politique) à l’Université de Rennes 1 [lire son commentaire].

Raymond RICHARD. CNRS. Directeur du Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces : UMR 7533, LADYSS (CNRS, Paris 1, Paris 10).

Paul-Louis RINUY. Professeur au Département Arts Plastiques, Université Paris 8. Membre du Conseil scientifique, Directeur de la Revue de l’Art.

Laurent ROBERT. Docteur en langues et lettres. Maître assistant (Haute École en Hainaut, Mons, Belgique).

Jean-François ROBIC. artiste, Professeur d’Arts plastiques, Université Picardie Jules-Verne (Amiens).

Anne ROTH CONGÈS. Chargée de recherche (retraitée). Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Aix-en-Provence.

Jean-Michel RODDAZ. Professeur d’Histoire ancienne, Université Bordeaux 3.

Michel ROLLET. Maître de conférences en géologie (HDR), retraité. Université de Franche-Comté. *[Directeur de la thèse d’Abdelali Fares, soutenue en 1994 à l’Université de Franche-Comté, Michel Rollet l’a appuyé dans sa demande à Paris 12 de reconnaître les plagiats dont il a été victime par l’auteur d’une thèse soutenue en 2008 dans cette même université. L’expert de Paris 12 a admis un plagiat « certain » mais « pas critique » – le plagiaire a dû rendre une version corrigée de sa thèse déjà validée. Mais cet expert s’est refusé, par principe, à prendre en compte les éléments « subjectifs » comme « par exemple, des similarités dans les procédés, des raisonnements, les analyses« . Cette expertise fera prochainement l’objet d’une… expertise sur ce blog.

Henri SABATIER. Maître de conférences (Sciences de la Terre), Université Paris VI [lire son commentaire].

Pierre SADOULET. Maître de conférences (HDR), Arts plastiques, Université Jean-Monnet (Saint-Étienne).

Ricardo SAEZ. Professeur émérite, Université Rennes 2. Ancien président de la Commission Éthique et plagiat de l’université Rennes 2. Membre de l’équipe de recherche CELLAM (Centre d’Études des Littératures et Langues anciennes et modernes). Ancien membre de la Casa de Velazquez.

Marina SALLES. Chercheur(e) associé(e) au Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CHRIA), laboratoire des  universités de La Rochelle et de Nantes.

Judith SARFATI LANTER. Agrégée de Lettres. Docteure en littérature générale et comparée de l’Université Paris 3 – Sorbonne-Nouvelle.

Pierre-Yves SAUNIER. Chargé de recherche au CNRS, UMR IRICE (Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe).

Bruno SAURA. Université de la Polynésie française, directeur du laboratoire Sociétés Traditionnelles et Contemporaines en Océanie (EA 4241 Eastco ).

Nicolas SEMBEL. Maître de conférences, sociologie, IUFM Bordeaux 4. Centre Émile Durkheim, Université Bordeaux 2.

Jacques SÉNÉCHAL. Maîtres de conférences de géographie, Université Paris 8.

Laurent SIMON. Professeur de géographie, Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne.

Yves SINTOMER. Membre de l’Institut Universitaire de France. Professeur de science politique, chercheur au CSU-CRESPPA (CNRS/Université de Paris 8). Chercheur associé, Centre Marc Bloch (Berlin) et Institut de sociologie de l’Université de Neuchâtel

Robert SMADJA. Professeur émérite de littérature comparée, Université d’Orléans.

Makis SOLOMOS. Professeur de musicologie, Université Paris 8, E.A. Eshétique, musicologie, danse et création musicale. Membre du conseil scientifique de Paris 8, membre suppléant élu du CNU (section 18), membre honoraire de l’Institut universitaire de France.

Elisabeth G. SLEDZIEWSKI. Maître de conférences de science politique (HDR), qualifiée aux fonctions de professeur, Université de Strasbourg (IEP). Membre du département de recherche en éthique de l’Université Paris Sud (EA 1610 / Espace éthique APHP); intervenante au colloque « Le plagiat de la recherche scientifique » (Paris, octobre 2011).

Rajaa STITOU. Maître de conférences (HDR) en psychopathologie clinique à l’Université Paul Valéry (Montpellier 3).

Pierre-André TAGUIEFF. Directeur de recherche au CNRS, Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF).

Annie THEBAUD MONY. Directeur de recherche honoraire à l’INSERM [lire son commentaire].

Yves THÉPAUT. Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication (retraité), Université Rennes 2. Essayiste (contribution aux assises).

Stéphane THIERS. Chercheur en énergétique au sein du laboratoire RAPSODEE (CNRS UMR 5302), École des mines d’Albi. *[Suite à quelques plagiats à son détriment, S. Thiers a facilement obtenu des excuses et la publication de correctifs concernant l’article et la thèse incriminés produits au sein d’une université suédoise].

TOLÉDO. Maîtres de conférences en sciences économiques (HDR), Université Paris 8. Membre du LED (Laboratoire d’Economie Dionysien).

Francis TOLLIS. Professeur émérite en sciences du langage, Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Sylvie TORCOL. Maître de conférences de Droit public (HDR), Université de Toulon. Membre du bureau (assesseur) de la 2e section du CNU. *[S. Torcol a vu sa thèse gravement plagiée par le Doyen d’une faculté francophone. Elle prépare un dépôt de plainte pour contrefaçon].

Giusto TRAINA. Professeur d’Histoire romaine à l’Université Paris-Sorbonne.

Bernard VALENTINI. Maître de conférences au Pôle Métiers du livre de St Cloud, Université de Paris 10. Expert auprès de la Commission National d’Expertise Licences Professionnelles CNE-LP. Ancien membre du CNESER disciplinaire, membre du secrétariat national SGEN-CFDT.

Brigitte VAN VLIET-LANOË. Directeur de Recherche au CNRS. Laboratoire Domaines océaniques, Université de Brest [lire son commentaire].

Gérard VERROUST. Ingénieur principal honoraire (C.N.R.S). Ancien enseignant à l’Université Paris 8 (Département Hypermedia).

Bénédicte VIDAILLET. Maître de conférences, Université de Lille 1. Membre du conseil de laboratoire du LEM (Lille Économie et Management – UMR CNRS 8179).

Eliane VIENNOT. Professeure de littérature française de la Renaissance à l’Université Jean Monnet (Saint-Etienne), membre de l’Institut universitaire de France.

Debora WEBER-WULFF. Professeur en media et informatique à l’Hochschule für Technick und Wirtschaft TW Berlin *[site : copy-shake-paste].

Alexandre ZOLLINGER. Maître de conférences en droit privé, Université de Poitiers. *[ À la suite d’une plainte déposée par A. Zollinger le plagiaire a été condamné en première instance (TGI de Lille, mai 2011) puis plus sévèrement par la Cour d’Appel de Douai (juillet 2012).  Voir Université Lille 2 : une thèse-plagiat sur… le droit d’auteuret, ci-dessous, le vif commentaire de son avocat, Me David Lefranc].

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Échos sur ce texte dans :

– Jean-Michel Devésa (univ. Bordeaux 3) : Humeurs et éclats.

– Geneviève Koubi ( univ. Paris 8 ) : Blog Droit cri-TICAu chevet de l’enseignement supérieur et de la recherche. Contributions assises sans « plagiat » ?.

–  Hervé Maisonneuve (univ. Lyon 1) : rédaction médicale et scientifique.

– Nicolas Gary  (ActuaLITTÉ, www.actualitte.com) : (Plagiat dans la recherche : une pétition « refuse de fermer les yeux »).

– Loys Bonod (La vie moderne) : Recherche plagiée ou recherche du plagiat.

– Baptiste Coulmont ( univ. Paris 8 ) : Refuser le plagiat.

– Quentin Blanc (Le Figaro-étudiant) : Université : une pétition pour arrêter de «fermer les yeux» sur le plagiat.

– Olivier Hertel (Sciences et Avenir) : Éthique et tics du plagiat !

Pierre Dubois (Blog Histoire d’universités) : Sanctionner les plagiats avérés

– Paulo de Carvalho (http://virillustris.blog.lemonde.fr) Halte au plagiat dans les travaux universitaires

Aurélie Laroche(JIM.fr, Journal International de médecine) Il faut couper l’herbe sous le pied de ceux qui font du copier/coller

– Hélène Maurel-Indart (Le Salon littéraire) Un appel à la vigilance contre les plagiats à l’université (repris sur plagiat.net, le site d’H. Maurel-Indart).

– Michelle Bergadaa (responsable.unige.ch) Lettre 48, Les thèses de complaisance

Debora Weber-Wulff (site : copy-shake-paste ) French Academics Circulate Petition

Assises de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Mise en ligne comme contribution de Refusons de fermer les yeux sur le plagiat dans la recherche

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66 réponses to “Refusons de fermer les yeux sur le plagiat dans la recherche”

  1. Ahmed ABDELALI, PhD, est Senior Analyst and Language Specialist à la New Mexico State University.
    http://web.nmsu.edu/~aabdelal/publications.htm

    Bonjour,
    J’ai été une première fois cité sur votre blog comme plagié dans un article co-signé par Khaldoun ZREIK (PLAGIATS : la bibliographie-alibi ou la stratégie de la lettre volée), puis dans l’article PARIS 8, PROCÈS ET PLAGIATS, toujours au même titre.
    J’avais déjà laissé un commentaire à la fin du premier article cité ci-dessus.
    Comment se fait-il que des articles co-signés par K. ZREIK où je suis plagié sont toujours accessibles en ligne ?

     

    Ahmed ABDELALI

  2. Paulo DE CARVALHO est Professeur émérite de grammaire et linguistique latine (Université de Bordeaux 3).

    À la bonne heure!
    Je me réjouis de voir que le scandale du plagiat universitaire est enfin porté sur la place publique. Il était temps. Je me souviens encore de l’indifférence, polie mais coupable, manifestée, lors d’un jury de thèse, par mes collègues sous les yeux de qui je venais pourtant de mettre les « emprunts » nombreux faits par la candidate, qui n’en a pas moins décroché une mention.
    Bravo et merci aux initiateurs de cette pétition, espérons que leur action finira para ouvrir les yeux de ceux qui persistent à ne pas vouloir voir.
    Un grand bravo, et tous mes encouragements.
    Paulo DE CARVALHO

     

    Paulo DE CARVALHO

  3. Jean-Marc LEPERS, aujourd’hui à la retraite, a été Maître de conférences au département Hypermedia de l’Université Paris 8 et longtemps membre du Laboratoire Paragraphe.

    Une partie de la situation actuelle de Paragraphe étant désormais publique, les commentaires sont presque superflus.
    Des laboratoires sont désormais soumis fréquemment, sans doute à des degrés divers, à l’arbitraire et au règne de lobbies. Ici et aujourd’hui, le plagiat n’est plus seulement toléré, c’est devenu une habitude.
    Jean-Marc LEPERS

     

    Jean-Marc LEPERS

  4. Hervé MAISONNEUVE est Professeur associé de santé publique à l’Université Claude Bernard (Lyon1). Il est l’auteur du blog http://www.redactionmedicale.fr.

    Le plagiat n’est pas limité aux disciplines littéraires, droit, sciences économiques, philosophie…. car il semble répandu dans les disciplines biomédicales… où ce genre de fraude se traite encore entre gens bien élevés qui veulent éviter de faire des vagues… Si les séniors protègent parfois ces dérives, comment imaginer que les juniors puissent être correctement formés.
    Les disciplines biomédicales doivent se joindre à ce mouvement car les problématiques sont les mêmes.
    H Maisonneuve

     

    Hervé MAISONNEUVE

  5. Jean-Christophe GIMEL est Chargé de recherche au CNRS (physico-chimie des polymères et colloïdes) à l’Université du Maine.

    Votre pétition fait échos au récent article paru dans « Nature » : http://www.nature.com/news/misconduct-is-the-main-cause-of-life-sciences-retractions-1.11507.
    Il fait apparaître que la fraude et le plagiat sont de plus en plus à l’origine du retrait d’articles publiés par les éditeurs dans les sciences de la vie.
    La course à excellence et un financement uniquement sur projet ne peut conduire qu’à ce genre de dérives qui discréditent totalement notre communauté.
    Même si cela a toujours existé, c’est la relative impunité dont elles jouissent qui est maintenant alarmante.
    À quand un conseil d’administration qui encouragerait les chercheurs à user de tous les moyens pour apparaître excellents et lever des fonds rapidement ?

    Cordialement,
    Jean-Christophe GIMEL

     

    Jean-Christophe GIMEL

  6. Brigitte VAN VLIET-LANOË est Professeur de Sciences de la Terre à Institut Universitaire Européen de la Mer (Laboratoire Domaines océaniques).
    Le plagiat comme le harcèlement moral est un tabou de le recherche. Il affecte toutes les disciplines, Sciences , Lettres ou Médecine, les écrits comme les figures.
    Les premiers à en souffrir sont les thésards ou les retraités. Certains thésards se sont vu « expropriés » de leur travail de recherche par leur directeur ou un de leur encadrants. Des retraités ont vu leur collections ou leur écrits pillés intégralement. Ceci au profit des promouvables de tous poils !
    La course à la renommée médiatique et celle au Citation Index (H) sont des sports de plus en plus à la mode, quitte à piller le voisin, parfois de manière « musclée » (pillage d’ordinateur, vol de documents), à faire de l’entrisme ou à transformer des données pré-existantes.
    Ces pratiques étaient déjà courantes outre-atlantique dans les années 1980. Aujourd’hui, cette fièvre a gagné tous les pays.
    À quand un cours de déontologie dans le cursus ?
    Cela s’avère de plus en plus nécessaire en contexte universitaire dès le mastère et surtout en cours de thèse.
    Cordialement
    Brigitte VAN VLIET-LANOË

     

    Brigitte VAN VLIET-LANOË

  7. Bertrand GAJEOT (site http://www.palaios.eg2.fr)
    Fonctionnaire affecté à l’Université Lyon 2, et par ailleurs en reprise d’études dans la même université, je suis particulièrement sensible à la question du plagiat.
    Si celui-ci fait effectivement l’objet d’une sensibilisation auprès des étudiants de premier cycle, force est de constater que c’est souvent le « désert » à partir de l’entrée en niveau master.
    Quant aux sanctions envers les plagiaires avérés, le weblog Archéologie du copier-coller est éloquent sur ce sujet. Heureusement, les mentalités évoluent – lentement mais, espérons-le, sûrement.
    Cette pétition, que je ne vais pas manquer de diffuser, a tout mon soutien.
    Bien cordialement,
    Bertrand GAJEOT

     

    Bertrand GAJEOT

  8. Romain RABALLAND est ingénieur en génie chimique.
    Dans mon expérience, le plagiat au niveau des thèses (pour les aspirants docteurs) est aussi une conséquence malheureuse d’un faiblese de plus en plus visible de l’encadrement des thèses elles-même. Après deux ans de travaux, le thésard réalise qu’il ne peux rien en faire et cherche une solution de secours pour obtenir son diplome…
    Romain RABALLAND

     

    Romain RABALLAND

  9. Maître David LEFRANC est avocat au Barreau d’Arras.

    Mon client, Alexandre Zollinger, a signé cette pétition d’universitaires.
    Je tiens ici à apporter une précision importante que la lecture des décisions de justice que nous avons obtenues avec difficulté ne peut pas restituer. Mon client et moi-même avons été trompés par le plagiaire.
    A l’ouverture du dossier, nous avions une lettre d’aveu manuscrite dans laquelle le plagiaire annonçait sa volonté de tout assumer. Nous avons choisi de porter le dossier devant le juge civil et non devant le juge pénal, à une époque où le phénomène plagiat était balbutiant. Le plagiaire a donc échappé aux poursuites de la police ou de la gendarmerie, et, in fine, du tribunal correctionnel, cela grâce à notre sens de la mesure.
    Nous ne savions pas à l’époque que : d’une part, le plagiaire avait, par l’intermédiaire de son avocat, déclaré une adresse qu’il allait abandonner, ayant fui à l’étranger ; d’autre part, le plagiaire avait l’aplomb suffisant pour mentir aussi à la justice en affirmant n’avoir commis aucun autre plagiat dans sa thèse (et il y en avait d’autres, en fait).
    Cette affaire ne peut qu’inciter – à tort ou à raison – les plagiés à saisir la justice pénale et provoquer l’ouverture d’un casier judiciaire à l’encontre des plagiaires. Le cas de notre adversaire dans ce dossier exhibe un profil psychologique pathologique qui lui fait voisiner la sphère de la délinquance de droit commun, bien au-delà du problème du plagiat. En effet, en appel, le plagiaire a disparu, sachant que nous serions déconcertés par les condamnations dérisoires obtenues en première instance et que nous pourrions établir d’autres emprunts.
    Le plagiaire n’avait plus d’avocat en appel, ni d’adresse connue. C’est pour cela que nous n’avons pas pu augmenter nos demandes indemnitaires, pour des raisons procédurales. La boucle était bouclée. Le plagiaire nous avait piégés.
    Aujourd’hui il bénéficie d’une impunité totale de fait et l’arrêt de la Cour d’appel de Douai n’a pas d’autre valeur que théorique. Pas de doute ici sur l’intention de nuire de l’adversaire de M. Zollinger.
    Le résultat du procès est très simple : M. Zollinger a supporté les frais d’un procès qui n’a d’autre résultat que symbolique. Son histoire ne peut que décourager ou radicaliser les plagiés. On le comprendra : son enseignement ne conduit malheureusement qu’à des attitudes excessives se trouvant à l’opposé de la gestion du dossier que mon client et moi-même avons toujours souhaitée ferme mais raisonnable. Cela de la faute définitive d’un plagiaire délinquant. On mesure ici les ravages qu’une faute individuelle peut causer à la collectivité.

    Me David LEFRANC

    Observations de Jean-Noël DARDE :
    Le blog Archéologie du copier-coller a déjà présenté cette affaire (Université Lille 2 : une thèse-plagiat sur… le droit d’auteur) et mis le jugement de première instance à disposition des lecteurs de ce blog.
    Nous reviendrons sur ce cas et publierons l’arrêt de la Cour d’Appel dont certains des attendus sont particulièrement intéressants et même savoureux. Notamment, le plagiaire a non seulement été condamné pour contrefaçon, mais aussi pour avoir mal plagié et ainsi porté atteinte à l’œuvre du plagié !
    .
    Concernant les frais du procès qui sont restés à charge du plagié, on s’étonne que la direction de l’Université Lille 2, l’université qui avait validé la thèse plagiaire (depuis annulée) et qui reste en tant que telle, en quelque sorte, « l’éditeur de la thèse plagiaire » n’ait pas eu la délicatesse de prendre contact avec l’universitaire qu’elle a laissé plagier.
    Notons que sous la présidence de Pascal Binczak, l’Université Paris 8 a pris en charge les frais afférents à des projets de plainte, des plaintes et des procès dont plusieurs collègues plagiaires, ou impliqués dans des affaires de plagiat, ont eu l’initiative. Par contre, nous même, comme lanceur d’alerte, avons dû assumer seul les frais d’un procès que nous a fait notre collègue plagiaire Khaldoun Zreik (une initiative qui a tourné à sa déroute judiciaire et a gravement porté atteinte à la réputation de l’Université Paris 8).
    Nous avons déjà traité à plusieurs reprises sur ce blog, le problème des responsabilités des universités comme éditeur et diffuseur de thèses et articles scientifiques contrefacteurs :
    Novembre 2010 : La Commission de déontologie, la déontologie et la « discrétion professionnelle »
    Juin 2012 : 400 Pages de plagiats : 20,33 EUROS ! Quand l’Université édite et diffuse des thèses plagiaires.
    Septembre 2012 : L’Inspection générale et le plagiat à l’université : affaires à suivre.

     

    Me David LEFRANC

  10. Bérengère DEPREZ est une écrivain. Dernier ouvrage, Yourcenar et les USA. Du nageur à la vague (site : berengere.deprez@berengere-deprez.net).
    Le plagiaire ne fait pas seulement un tort considérable a la personne qu’il plagie mais aussi à lui même et à la société tout entière, en relativisant, que ce soit en toute ignorance ou en toute conscience, des principes aussi fondamentaux que la propriéte intellectuelle.
    Le plagiat est un mensonge qui gangrène la connaissance. Les jurys qui lisent une thèse a la légère sont coresponsables du plagiat, qu’ils cautionnent, en dévoilant de surcroit leur négligence au public !
    La surcharge n’excuse pas tout. Les sanctions doivent être rigoureuses et la prévention intensifiée.
    Bérengère DEPREZ

     

    Berengere DEPREZ

  11. Bernard DEFRANCE est professeur de philosophie en lycée (retraité). Ancien membre du comité de rédaction des Cahiers Pédagogiques. http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique3

    Je n’ai enseigné que dans le secondaire et suis passablement scandalisé de découvrir les mœurs inacceptables qui semblent se répandre dans le supérieur.
    Dans les dernières années de ma carrière j’ai constaté que, via internet, de plus en plus d’élèves pratiquaient le copier-coller… Je n’étais pas concerné dans la mesure où seuls les travaux effectués en classe sous ma houlette étaient pris en compte dans les évaluations, et que, pour les autres travaux (dissertations de philosophie) faits à la maison, j’encourageais évidemment mes élèves à regarder les sites spécialisés, les corrigés en vente dans le commerce, etc., mais ce n’était pas noté et on s’amusait même parfois des « conneries » de ces « corrigés »…
    Je n’ai participé qu’une seule fois à un jury de thèse en sciences de l’éducation : pas de plagiat en l’occurrence, mais une platitude dans les résultats de la recherche qui me faisait douter de la qualité de « docteur » qui allait être conféré à l’impétrant… Mais surtout c’était le statut du directeur de thèse faisant partie du jury qui m’avait posé problème : comment peut-on être juge et partie ? On est quasiment dans l’inceste pédagogique ! en espérant qu’il soit seulement pédagogique…
    Ces affaires de plagiat mettent brutalement en lumière, comme par un effet de loupe, les relations véritablement féodales qui règnent dans le supérieur et ces relations d’obédience quasi-religieuse de maître à disciple risquent de stériliser toute la recherche. Ne nous étonnons pas des résultats… On sait très bien qu’en matière d’arts, de techniques ou de sciences, toute découverte, invention et création est issue de la dissidence (cf. l’histoire d’Einstein et de Poincaré).
    Que de hauts responsables valident ces thèses copiées-collées ne m’étonne finalement qu’à moitié : comment se renier soi-même dans le miroir tendu par le « disciple » ? Un ami, qui ne faisait pas dans la dentelle dans ses commentaires, me disait (à propos de l’ingurgitation-régurgitation des cours magistraux) : « Comment veux-tu que les professeurs n’éprouvent pas parfois quelques malaises ? Ils se nourrissent de leur propre vomi…! » Bon je ne reprendrais pas, à la lettre, cette « analyse » à mon compte, mais quand même, quelquefois, on se dit que, oui, en effet…
    Bernard DEFRANCE

     
  12. Annie THEBAUD MONY est Directeur de recherche honoraire à l’Inserm.
    Je m’associe à cette initiative, parce que je suis indignée de voir se généraliser cette pratique du plagiat par des universitaires qui s’approprient les travaux de doctorants pour leur propre carrière, au mépris de celles des jeunes chercheurs qu’ils ont pillé.
    J’ai, pour ma part, été également victime de plagiat sur certains de mes travaux, publiés ou non. J’ai éprouvé le sentiment de révolte et de dégoût envers ceux qui volent le travail des autres.
    Cette gangrène universitaire a à voir avec l’hypernarcissisme exigé des professionnels de la recherche dans une course absurde à une « excellence » vide de sens, là où les problèmes de la société d’aujourd’hui devraient au contraire mobiliser la communauté des intellectuels à produire des connaissances critiques de qualité pour élaborer des réponses à la hauteur des enjeux.
    C’est une des raisons – parmi d’autres – qui m’ont amenée à refuser la légion d’honneur : http://www.asso-henri-pezerat.org/annie-thebaud-mony-explique-son-refus-de-la-legion-dhonneur/

     

    Annie THEBAUD MONY

  13. Pierre EVESQUE

  14. François LAROQUE est Professeur de littérature anglaise à l’Université Paris 3 – Sorbonne-nouvelle.
    Les cas de plagiat dont j’ai été saisi (dont l’un gravissime à l’Université de Picardie) et sur lesquels j’ai attiré l’attention des collègues concernés ont certes donné lieu à ce qu’on pourrait appeler une forme de gesticulation polie mais n’ont jamais abouti à la moindre sanction, la principale raison donnée étant la peur de gravement déstabiliser psychologiquement le plagiaire, en poste à l’Université…).
    Ces pratiques, beaucoup plus courantes qu’on ne l’imagine, déshonorent bien évidemment l’université au-delà de la personne du plagiaire. Mais le tout est d’éviter que cela ne se sache.
    Par exemple, l’achat de logiciels anti-plagiat a été refusé pour cause de « coût excessif ». Le coût en termes d’image et la réputation est évidemment jugé bien moindre -au moins tant que le scandale n’est pas rendu public !
    Dans cette aimable politique de l’autruche, ce sont les Cassandre qu’on préfère dissuader car évidemment, si cela se savait, ce serait au détriment de « son » université à qui ce serait donc là le pire service à rendre. CQFD.
    François Laroque

     

    LAROQUE

  15. Anna GEPERT est professeur en Urbanisme et Aménagement de l’espace, Université Paris-Sorbonne (Paris 4), UMR 8185 ENeC
    À l’heure où dans plusieurs pays européens des affaires surgissent et des ministres plagiaires tombent, il est temps d’agir fermement contre le plagiat, une pratique qui remet en cause l’essence même de la recherche et les fondements de notre légitimité.
    Bravo pour votre action.
    Anna GEPPERT

     

    Anna GEPPERT

  16. Pascal DURAND est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège.

    Il faut d’autant plus lutter aujourd’hui contre le plagiat que le développement des technologies du numérique tend non seulement à le rendre plus facile, mais à le banaliser et donc à le rendre presque normal, dans un contexte — à la fois politique et économique — de pression de plus en plus forte à la rapidité et à la productivité s’exerçant sur les thésards et les jeunes chercheurs.
    Pascal Durand

     

    Pascal DURAND

  17. Étienne CORNEVIN est chargé de cours au département Arts de l’Université Paris 8. (http://nouvelles-hybrides.fr)
    Quand tout l’enseignement universitaire vise d’abord à assurer la reproduction du savoir – réel ou prétendu -, il est inévitable que des étudiants recourent au copié-collé. Et dans tous les domaines, les esprits originaux sont exceptionnels. Mais il est certainement moins malsain d’empêcher ce degré zéro de la réflexion personnelle qu’est le plagiat, et ce à tous les niveaux (le secondaire est aussi concerné). Félicitations, donc, pour vos analyses, dénonciations, propositions …

    et.c.

     

    Étienne CORNEVIN

  18. Pierre DUBOIS, sociologue, Professeur des universités en retraite, est l’auteur du blog EducPros « Histoires d’universités » où il déjà consacré… 35 chroniques au plagiat

    Je me félicite de cette pétition d’universitaires qui ose enfin parler de la nécessité de « sanctions adaptées ».
    Pierre Dubois

     

    Pierre DUBOIS

  19. Jean AGNÈS est l’auteur du blog Philosophie de l’éducation.

    J’adhère sans restriction.
    J’ai assisté à de nombreux cas « mineurs », mais aussi mes propres travaux et ceux de collègues dans le domaine de la pédagogie des médias ont été largement repris, utilisés, et déformés, y compris un ouvrage sous mon nom…
    Cela ne m’empêchait pas dans les années 80 d’écrire un éloge du plagiat… pourvu qu’il fût littéraire et avoué.
    Dans mon pays, on cite et on remercie. Nous devons dette.
    J’ai été enseignant, responsable culturel, formateur, chercheur, universitaire, aujourd’hui retiré.
    Jean Agnès

     

    Jean AGNÈS

  20. Thierry GOGUEL d’ALLONDANS, maître de conférences associé à l’IUFM d’Alsace, est éducateur spécialisé et anthropologue.

    Je m’associe à ce combat. Dernièrement, je faisais partie d’un jury pour un prix régional d’initiation à la recherche, l’un des candidats avait plagié une thèse non encore éditée.
    Thierry Goguel d’Allondans

     

    Thierry GOGUEL d'ALLONDANS

  21. Monique BOUQUET est maître de conférences de latin (HDR) à l’Université Rennes 2

    Bellle initiative.
    Espérons qu’elle réveillera la communauté universitaire qui ferme trop souvent les yeux sur cette pratique honteuse qu’est le plagiat, espérons aussi que les plagiaires reconnus seront sanctionnés et surtout, qu’ ils n’accéderont plus à des responsabilités administratives qui, d’une certaine façon, les protègent.
    Monique Bouquet

     

    Monique BOUQUET

  22. Yves LE DUC anime le blog http://droitdesexamens.blogspot.com.
    Je soutiens cette initiative et attends avec impatience que d’autres instances universitaires prennent le relais.
    Yves LE DUC

     

    Yves LE DUC

  23. Henri SABATIER, ancien maître de conférences (Sciences de la Terre) à Paris VI.

    Je me permets d’apporter l’exemple du plagiat, fort cocasse, des remerciements de ma thèse (soutenue en 1984) par un thésard de Saint-Etienne, dont j’ai oublié le nom : seuls les noms avaient été changés ! J’avais affiché au laboratoire les deux textes en intitulant cela finement : « du bon usage des classiques ».
    J’ai eu d’autres soupçons depuis et j’ai eu lieu de regretter d’avoir utilisé des ordinateurs en réseau…
    Cordialement,
    Henri Sabatier

     

    Henri SABATIER

  24. Claude CHAMPAUD est Président honoraire de l’Université Rennes 1, ancien 1er Vice-président de la Conférence des présidents d’Universités (CPU), Professeur émérite de la Faculté de droit de Rennes, Membre de l’Académie royale de Belgique. Il est l’auteur du blog http://champaudrennes.com

    Je félicite vivement mes jeunes collègues de cette salutaire réaction. Le plagiat est une criminelle atteinte à la probité scientifique. Il devrait valoir l’exclusion des coupables, de l’Université ou du CNRS. La répression de ce laxisme suicidaire devrait être mise en œuvre dès la présentation de mémoires de masters, constitués par ce copié/collé que permet trop facilement le délaissement de la lecture d’ouvrage imprimés pour la concentration sur des textes numériques. De de plus, ces mauvaises habitudes, conduisent à tuer une mémoire scientifique précieuse et parfois même à ce plagiat intellectuel qu’est la réinvention de l’eau bouillante.
    Claude Champaud

     

    Claude CHAMPAUD

  25. Jean-Pierre POISSON est Professeur Emérite des Universités en Biochimie, Université de Bourgogne, Dijon.
    .
    « Anecdote » vécue:
    – l’Editeur d’une revue scientifique « ayant bien fait son travail », j’ai eu a « reviewer » une publication soumise par une équipe étrangère qui avait plagié une partie du travail de l’équipe de recherche que je dirigeai alors et dont les résultats avaient été publiés, sans que nous ayons, bien sûr, été cités dans les références !
    – Conclusion: nécessité de ne pas cantonner cette démarche à notre seul pays.
    .
    « Le Plus » : à quand une démarche comparable concernant des résultats sciemment « bidonnés » ?
    J’ai, en effet, également eu :
    – d’une part, à « reviewer » un projet de publication soumis par une équipe de recherche non française dont les résultats avaient été manifestement « manipulés » (l’autre référé étant du même avis, pour les mêmes raisons, la publication a été, bien entendu, refusée, arguments à l’appui auprès de l’Editeur de la revue concernée);
    – d’autre part, à observer que des résultats publiés par une équipe de recherche française ne correspondaient pas à ceux effectivement obtenus (comme en faisait preuve le cahier de laboratoire dont la tenue est – en principe – obligatoire).
    Jean-Pierre Poisson

     

    Jean-Pierre POISSON

  26. Michel DELVILLE est Professeur ordinaire au département de Langues et littératures modernes de l’Université de Liège (ULg).
    L’affaire «Liège-Nanterre-Liège» évoquée plus haut démontre que le plagiat ne reste pas impuni, que la coopération entre universités peut exister et que des sanctions peuvent être appliquées de manière (relativement) rapide à l’encontre des plagieurs.
    Les sanctions administratives soutenues par les autorités académiques (annulation de soutenance et de thèse) devraient avoir un effet dissuasif sur les nouvelles générations de chercheurs et prévenir des procédures judiciaires coûteuses et inutiles. Elle devrait aussi encourager les promoteurs et les comités de thèse à entretenir un soupçon légitime à l’égard de leurs thésards.
    Pour atteindre ce but, il est impératif que ces tristes « affaires » bénéficient d’une meilleure visibilité. J’espère de tout cœur que ce texte sera adopté par le plus grand nombre et diffusé par tous les moyens possibles.
    Michel Delville

     

    Michel DELVILLE

  27. Le blog la « Vie moderne », dont l’auteur, Loys Bonod, est professeur de français dans un lycée parisien a illustré et brièvement présenté cette pétition :
    http://www.laviemoderne.net/clapotis/031-recherche-plagiee-ou-recherche-du-plagiat.html

    Un lecteur de ce blog fait cette remarque à propos des signataires :
    http://www.laviemoderne.net/forum/viewtopic.php?p=1930#p1926

    Sur le site « Archéologie du copier-coller », en dehors des premiers signataires, qui font partie sûrement du cercle de sympathisants, si on regarde les gens qui se manifestent dans les commentaires, il y a une proportion impressionnante de retraités.
    Essai d’interprétation : les enseignants en activité ont peur.
    D’un côté on les comprend. D’un autre côté, c’est cela qui fait le plus peur.

    La remarque est juste concernant cette rubrique de commentaires. Elle souligne d’autant plus le courage des plus jeunes commentateurs. Mais de nombreux signataires de cette pétition sont toujours en activité, et très actifs…
    JND

     

    JND

  28. Françoise LEVAILLANT est directrice de recherche honoraire au CNRS en histoire de l’art contemporain.
    C’est vraiment une urgence pour l’éthique et pour l’avancée même de la recherche que de soulever avec vigueur ce problème.
    Dans les commentaires des collègues, je reconnais bien des situations vécues. En tant que membre de nombreux jurys de thèses ET d’HDR, je suis restée plusieurs fois abasourdie ou en colère en constatant la « bienveillance » ou la « cécité » de directeurs de thèse ou de pré-rapporteurs devant l’absence de références à des passages « empruntés », le plagiat pur et simple, sans compter (ce qui est assez pervers) la déformation de l’écriture d’autrui.
    Cela devient une contagion. Il fut un temps où l’on accusait toujours des doctorants américains de venir « piller » les thèses françaises. J’ai eu à connaître d’un cas comme cela, en effet, mais on a alors la possibilité de s’entendre avec les collègues américains pour que l’auteur ne publie pas d’article même s’il a eu son diplôme (c’est en tout cas mon expérience…).
    En France, il m’est arrivé de prouver en jury, photocopie à l’appui, un « petit » plagiat : cela m’a valu un certain « froid » de la part du directeur de thèse, qui n’y avait rien vu. Il devrait y avoir un moyen de ne pas avoir à se mettre dans une telle situation en en référant avant la soutenance au président d’université ou à toute autre instance qui pourrait étudier le cas et faire au moins ajourner la soutenance.
    Et je ne parle pas des plagiats ahurissants qui fourmillent dans les demandes de subventions…La « langue de bois » des rapports dits d’expertise est elle aussi une atteinte à l’ honnêteté de base qui devrait régir l’administration de la recherche.
    Oui, certes, de mon temps on parlait plutôt des emprunts faciles des professeurs à leurs jeunes assistants, complètement démunis. Aujourd’hui, retournement ou mimétisme, il s’agit des thésards eux-mêmes gagnés par l’envie ou le besoin d’aller vite…puisque cela a réussi pour d’autres !
    Est-il normal qu’un rapporteur ou membre de jury qui a pris le temps de lire et vérifier une thèse se fasse mal voir par ses collègues s’il dénonce une supercherie ???
    Françoise Levaillant, directrice de recherche honoraire au CNRS en histoire de l’art contemporain (Paris).

     

    Françoise LEVAILLANT

  29. Arnaud MERCIER est Professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lorrraine. Centre de recherche sur les médiations (EA 3476).

    Je signe cette judicieuse pétition !
    A. Mercier

     

    Arnaud MERCIER

  30. Bernard LAMIZET est Professeur de Sciences de l’information et de la communication à l’Institut d’études politiques de Lyon.
    J’adhère à ce texte. Le plagiat est une forme de violence intellectuelle à combattre.
    B. L.

     

    Bernard LAMIZET

  31. Hervé LELOUREC est PRAG (Professseur agrégé) de mathématiques à la Faculté de Psychologie de l’Université de Nantes.

    Membre de « la section disciplinaire compétente à l’égard des usagers », j’ai un problème moral quand je suis amené à sanctionner des étudiants pour plagiat en section disciplinaire tandis que la même rigueur est manifestement l’exception concernant les enseignants.
    Hervé Lelourec

     

    Hervé LELOUREC

  32. Pascal BOULERIE est Ingénieur d’études SIG, Institut Géographique National / École Nationale des Sciences Géographiques (ENSG)

    Responsable qualité de la formation à distance de l’ENSG, j’assure depuis les soutenances de la première promotion d’étudiants en novembre 2010 la vérification systématique des mémoires du Master IASIG de l’université de Douala (Cameroun) et de l’AUF.
    De son côté, depuis l’été 2011, l’AUF fait signer systématiquement à tous ses étudiants allocataires un engagement à ne pas pratiquer de plagiat.
    Pascal Boulerie

    Observations (JND) :
    On trouve aussi au Cameroun de remarquables plagiés…
    Dans ce cas, la victime, un étudiant camerounais, était alors doctorant en mathématiques appliquées à l’Université de Pau.
    C’est de loin la situation la plus drôle que j’ai jamais rencontrée : DE SFAX EN PASSANT PAR LA LORRAINE, DES PLAGIATS À LA QUEUE LEU LEU…
    L’article des plagiaires, accepté dans un colloque international (Université de Nancy), est toujours en ligne sous le bandeau INRIA (http://hal.inria.fr/)…

    JND.

     

    Pascal BOULERIE

  33. Béatrice PUDELKO est professeure en technologie éducative à la Télé-université de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a soutenu une thèse en psychologie des processus cognitifs à l’Université Paris 8.

    Je donne mon appui à cette pétition après avoir suivi le débat de l’autre côté de l’océan… au Québec…
    Si le plagiat est évidemment une question éthique, il est aussi une question de pédagogie universitaire, quel que soit le cycle d’études.
    Un meilleur suivi, structuration et rétroaction durant les études doctorales, comme cela se fait au Canada, favoriserait probablement une détection des risques et de tentation de plagiat plus tôt dans le déroulement de ce long processus d’écriture d’une thèse.
    Un changement de mentalités concernant la formation des adultes (que sont inévitablement les doctorants) vers davantage de respect de leurs besoins de formation et de désirs et projets de vie permettrait probablement aussi d’éviter cet énorme gaspillage du potentiel créatif des jeunes (et des moins jeunes)…
    Je me souviens encore de mon ébahissement quand une professeure en psychologie à la maîtrise m’ a dit suite à un examen « moi ce que je veux que tu décrives, c’est ce que moi j’ai dit ! » (et non pas ce que tu as pu lire et cogiter par ailleurs).
    Y avait-il un meilleur moyen pour décourager un jeune en quête de connaissance que de lui rabattre ainsi le caquet en le remettant dans le droit chemin des connaissances « approuvées par l’autorité » ?
    Comme on ne pourra pas contrôler l’accessibilité des connaissances sur le web ni l’irrépressible schème Question-Réponse sous forme de copier-coller, il faut repenser les actions de formation, les objectifs et l’évaluation des formations doctorales. La lutte contre le plagiat passe aussi par là.
    Salutations
    Béatrice Pudelko

    Observations (JND) : Comme vous le soulignez avec raison, tout commence bien en aval de la rédaction d’un mémoire, d’une thèse ou d’un article. Selon leurs sujets, thèses et articles se prêtent d’ailleurs plus ou moins à l’activité plagiaire.
    Je voudrais ajouter que ceux qui pensent que la lutte contre le plagiat universitaire peut se réduire à l’usage systématique des logiciels anti-plagiat commettent une erreur qui sera lourde de conséquences.
    On en voit déjà l’effet avec la thèse plagiaire à près de 100% validée par la Commission déontologie (sic) de l’Université Paris 8 ! Cette thèse a été passée deux fois au « détecteur de plagiat » qui n’y a pas vu grand chose et n’était pas en mesure de le faire. Les « experts » de l’Université Paris 8 ont seulement oublié d’ouvrir cette thèse et de la lire !
    D’ici peu, tous les plagiaires en puissance, qu’ils soient étudiants ou même enseignants-chercheurs, auront compris comment passer à travers ce détecteur de mensonge. Il faudra bien en revenir aux considérations pédagogiques de bon sens que vous évoquez : meilleur suivi, choix de sujets adaptés à une recherche personnelle, etc.
    JND

     

    Béatrice PUDELKO

  34. Hubert MONTAGNER, docteur ès-Sciences, est Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de Recherche à l’INSERM, ancien Directeur de l’unité “Enfance inadaptée” de l’INSERM.

    Je me réjouis de cette initiative d’une pétition pour que, enfin, le plagiat dans la recherche soit débusqué et sanctionné, en particulier dans les Universités et les Organisations, Centres ou Instituts de recherche.
    Voilà des lustres que j’ai essayé d’attirer l’attention sur cette réalité, et aussi sur les résultats “arrangés”. Malheureusement, cela n’est pas rare si on se fonde sur les investigations très sérieuses des collègues américains pour combattre le plagiat et le trucage. Mais, je n’ai pas été entendu… sous le prétexte qu’on ne pouvait courir le risque de brouiller l’image de l’Université et des Organisations, Centres ou Instituts académiques de recherche, et de porter atteinte à la crédibilité de la recherche scientifique.
    On est dans l’omerta.
    .
    Si je me fonde sur mon expérience d’universitaire et de chercheur, le plagiat peut prendre des formes diverses. Sans être exhaustif, on peut citer :
    ** le copier-coller d’un ou de plusieurs extraits ou paragraphes d’un article, d’un livre, d’une thèse… sans guillemets et sans citation des sources ;
    ** le copier-coller de phrases, d’extraits ou de paragraphes d’un article, d’un livre, d’une thèse… ou même, presque intégralement, de pages ou de chapitres, reproduits entre guillemets mais sans référence aux sources, ou alors seulement au début de l’écrit (les guillemets sont ensuite “oubliés” et les sources ne sont plus citées).
    C’est ce que j’ai constaté pour plusieurs de mes publications et livres plagiés, parfois avec une ampleur stupéfiante (ou même, il y a tellement de guillemets qu’on finit par les oublier au cours de la lecture, et on ne sait plus qui est l’auteur si on n’est pas vigilant) ;
    ** la reproduction d’extraits, de paragraphes… de publications ou de livres, mais avec une forme un peu différente : phrases réécrites, mots synonymes ou presque, phrases intermédiaires entre deux extraits ou paragraphes “pompés” (ce qui peut donner l’illusion d’une nouveauté par rapport à ce qui a été “pompé”)…
    .
    Je pourrais citer plusieurs “plagieurs-tricheurs” très médiatisés dont les livres et les “publications” (quand il y en a) ont été nourris par de telles pratiques. L’une de leurs capacités : la publication in extenso ou presque de données, conclusions, hypothèses… exposées par tel ou tel chercheur au cours de réunions informelles, mais pas encore publiées.
    C’est seulement quelques mois ou années plus tard qu’elles ont été publiées par le chercheur sous la forme académique d’un ou de plusieurs articles scientifiques… alors qu’elles ont été divulguées par les “copieurs-tricheurs” dans des ouvrages parus en librairie, souvent sans citer les sources, ou alors “une fois par çi une fois par là” (certains livres ont connu un grand succès).
    C’est ainsi que la “paternité” de données, d’idées, d’hypothèses… volées, a pu être attribuée à des “copieurs-tricheurs” par les médias, le monde de l’édition, les salons…
    Les universitaires ont donc raison de combattre cette tricherie.
    Hubert MONTAGNER

     

    Hubert MONTAGNER

  35. Didier DUGUEST est Maître de conférences à l’Institut d’Administration des Entreprises, un établissement d’enseignement supérieur de l’Université de Nantes.
    Je suis très impliqué dans la lutte contre le plagiat, et ne peux que me ranger du côté de ceux qui luttent contre ce fléau.
    Didier Duguest

    Observations (JND) :
    Didier Duguest a écrit plusieurs articles sur ce sujet dont deux sont disponibles sur le site de Michelle Bergadaa :
    Plagiat (étude comparative des logiciels anti-plagiat, 2007)
    Citer ses sources(2008)
    Sur la politique anti-plagiat développée à l’Université de Nantes, très (trop ?) axée sur l’usage des logiciels, on peut consulter : cette
    video sur youtube (2009) et ces documents publiés sur le site de Compilatio (2012).

     

    Didier DUGUEST

  36. Alain FAREL enseigne à l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) Paris Val-de-Seine.
    Je m’associe pleinement à votre démarche que je trouve salutaire.
    Alain Farel

     

    Alain FAREL Alain

  37. Vincent CATTOIR-JONVILLE est Professeur des Universités en droit public à l’Université Lille 2.
    Je m’associe pleinement à votre démarche. J’anime par ailleurs un séminaire de méthodologie en Master 2 dont le thème porte sur la lutte contre le plagiat universitaire.
    Vincent Cattoir-Jonville

     

    Vincent CATTOIR-JONVILLE

  38. Jacques BODY est Professeur de littérature comparée et président honoraire de l’Université François-Rabelais (TOURS).

    « Le plagiat est la base de toutes les littératures, excepté de la première, qui d’ailleurs est inconnue » (Jean GIRAUDOUX, « SIEGFRIED », Théâtre complet, Pléiade p. 16).

    Vive le plagiat avoué, ostensible, et fécond, car dès lors il n’y a plus plagiat. Les malheureux étudiants plagiaires n’ont pas appris à tirer parti des travaux antérieurs. Car c’est déjà bien de les connaître, de montrer qu’on les a compris, qu’on est capable de les résumer.
    De la compilation comme tremplin pour le grand saut vers l’inconnu…
    En hommage aux travaux d’Hélène MAUREL-INDART.

     

    Jacques BODY

  39. Charles BECKER, chercheur retraité du CNRS, est membre du Centre d’études africaines.

    Bravo pour cette initiative
    Travaillant depuis de nombreuses années en Afrique, je sais que la question du plagiat est majeure, d’une part puisque l’accès aux publications sur support classique est difficile et que, d’autre part, les possibilités d »utilisation des ressources en ligne se sont considérablement développées, avec de gros risques de plagiat.
    J’espère que cette initiative suscitera aussi en Afrique et dans les pays du Sud une réflexion salutaire ainsi que des débats et des engagements forts.
    Charles Becker

    Observations (JND) : l’Afrique a ses plagiaires et aussi ses plagiés (cf. Des plagiats à la queue leu leu). L’Université française a une part de responsabilité quand elle valide des travaux plagiaires dont les auteurs partent occuper des postes d’enseignants dans les universités de leur pays d’origine (Tunisie, Sénégal, Congo, pour ne citer que trois pays aux cas précis et avérés).

     

    Charles BECKER

  40. Pierre-Yves SAUNIER est chargé de recherche au CNRS (UMR IRICE, Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe)

    Oui. tout en soulignant que l’enfer ce n’est pas les autres, mais nous. Et que la condition de notre condamnation du plagiat doit être une grande vigilance et attention quant nos propres pratiques et usages personnels : en tant qu’auteurs, membres de jury, rédacteurs de rapports sur articles et ouvrages proposés à publication, enseignants et superviseurs des recherches d’étudiants.
    C’est là que ça se corse.

    Pierre-Yves Saunier

     

    Pierre-Yves SAUNIER

  41. Rodolphe DUMOUCH est Professeur agrégé en lycée dans les Ardennes et Docteur en géographie. Son laboratoire de rattachement : EA 2468, Dynamique des réseaux et des territoires (Université d’Artois).

    Le plagiat ne peut se comprendre que par le manque d’intérêt pour la discipline où on prétend faire de la recherche. Un minimum de curiosité et les idées fusent, parfois la nuit ou en laissant l’esprit flâner, non en s’acharnant sur un travail scabreux ; parmi celles-ci, il en vient rapidement qui sont inédites, nouvelles, inexplorées ou abordées avec une attaque originale. François Jacob, dans la Statue Intérieure, explique comment lui est venue l’hypothèse de l’opéron lactose pendant que son esprit vagabondait. Celui qui ne se passionne pas un minimum, au contraire, rêvassera à autre chose que son sujet en essayant de s’astreindre à souffrir dessus. La tentation du plagiat doit découler de cet ennui mortel. Elle est à relier aussi à la médiocrité néolibérale où s’attribuer le travail des autres, appliquer des règlements iniques et stupides et se conformer font office de qualité.

    On doit pouvoir remédier à ce fléau par une mise en ligne de tous nos travaux avec le texte intégral apparent dans les moteurs de recherche (ce qu n’est pas le cas avec TEL) : ainsi on pourra confondre immédiatement le faussaire.

    Observations (JND) : sans même évoquer les problèmes du plagiat, l’édition en ligne de toutes les thèses sous la responsabilité des universités où elles ont été soutenues serait un progrès. Quant au plagiaire, il n’a aucune raison de se limiter au simple copier-coller.

     

    Rodolphe DUMOUCH

  42. Jean-Marc LEHU est maître de conférences (HDR) en sciences de gestion, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, centre de recherche PRISM-Sorbonne EA 4101.
    On peut aussi trouver des éléments d’information très utiles et intéressants sur la démarche initiée par notre collègue Michelle Bergadaà, http://responsable.unige.ch/index.php
    Observations (JND) :
    Michelle Bergadaà a publié sur son site lié à l’Université de Genève – le premier site européen francophone à s’intéresser spécifiquement au plagiat universitaire – 47 « lettres » depuis mars 2004. Des occasions de présenter des exemples détaillés de situations plagiaires. Huit ans de dossiers solides, huit ans d’interpellations qui mériteraient plus d’attention des instances universitaires en France.

     

    Jean-marc LEHU

  43. Rajaa STITOU est Maître de conférences (HDR) en psychopathologie clinique à l’Université Montpellier 3
    Je m’associe à cette initiative très bienvenue.
    Rajaa Stitou

     

    Rajaa Stitou

  44. Michel MAINGUENAUD est Professeur des Universités en informatique à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA-Rouen).

    Si les enseignant-chercheurs attendent des étudiants un comportement exemplaire en matière de copier-coller (et je pense que nous sommes tous attristés de voir sa prolifération et son volume), il est légitime qu’en retour ils montrent l’exemple 😉
    Michel MAINGUENAUD

     

    Mainguenaud Michel

  45. Christine CÉZARD est Praticien hospitalier et Professeur associée à l’université Lille.

    Enfin cela bouge et on ne regarde plus le plagié comme un faiseur d’histoires.
    C. Cézard

     

    Christine CÉZARD

  46. Claudine BELAYCH est consultante formatrice en bibliothèques. Elle a été présidente de l’Association des bibliothécaires de France (.
    Oui, il est temps que les diplômes universitaires représentent un véritable travail.
    C Belaych

     

    belayche claudine

  47. Isabelle AUBERT-BAUDRON est éditrice, traductrice et écrivain.

    Éditrice (Interzone Editions), traductrice (Alfred Korzybski), j’enseigne la sémantique générale en indépendant. Confrontée à plusieurs occasions au pillage de mon travail, dans un cas par un universitaire, je ne peux que m’associer à cette pétition. Respect et soutien à Jean-Noël Darde pour son investissement et son efficacité.
    Isabelle Aubert-Baudron

     

    Isabelle AUBERT-BAUDRON

  48. Debora WEBER-WULFF, professor of media and computing at the HTW Berlin in Germany

    I have been trying to educate German academics on the problem of plagiarism since 2002.
    I applaud the French academics who are getting serious about the problem in their own universities.
    Wake up your administrations and your colleagues – if we don’t do anything, we will drown in a sea of plagiarism.
    Debora Weber-Wulff

    Observations : le site de Debora Weber-Wulff a déjà publié la pétition
    French Academics Circulate Petition
    Le site de Debora Weber-Wulff avait déjà évoqué les travaux d’Imad Saleh (CNU71, Paris 8): A French Puzzle

     

    Debora WEBER-WULFF

  49. Julius KRAVJAR est chef de projet au Centre slovaque d’information scientifique et technique (SCSTI)

    Dear academicians in France!

    In case of your interest I offer to you the 2.5 years of unique operating experience of centralised plagiarism fight on a national level: Nationwide Plagiarism Detection System + Nationwide Repository of Theses and Dissertations. Both systems are mandatory for all Slovak higher education institutios operating under the Slovak legal order. Systems has started the real operation in May 2010. We have witnessing positive effects.

    More details you can find in my paper „Barrier to thriving plagiarism“ http://www.plagiarismadvice.org/documents/conference2012/finalpapers/Kravjar_fullpaper.pdf (the 5th International Plagiarism Conference in Newcastle, UK, July 2012)

    I am ready to answer all of your questions.
    Have a nice day + best regards,

    Julius Kravjar
    Project Manager
    Centrum vedecko-technických informácií Slovenskej republiky (CVTI SR)
    Slovak Centre of Scientific and Technical information (SCSTI)
    Lamačská cesta 8/A
    811 04 Bratislava
    SLOVAKIA

    +421-2-69253206 fixed line
    +421-917-366280 mobile
    http://www.cvtisr.sk/buxus/docs/cvti/Brochure_SCSTI.pdf

     

    julius KRAVJAR

  50. Nadine DANTONEL-COR est Maître de conférences (HDR) en droit public à l’Université de Lorraine.

    Je signe cette judicieuse pétition. Il faut combattre le plagiat !
    N. Dantonel-Cor

     

    Nadine DANTONEL-COR